samedi 3 janvier 2009

COMPLAISANCE

COMPLAISANCE : n.f. XIVe siècle ; de complaire

Disposition à s'accommoder à acquiescer aux gouts, aux sentiments d'autrui pour lui plaire. Amitié, bienveillance, bonté, charité, condescendance, déférence, obligeance...
Attendre quelque chose de la complaisance de quelqu'un. Amabilité, civilité, empressement, politesse.
Se plier par complaisance au désir de quelqu'un, céder.

Une basse complaisance, servilité, avoir l'échine souple.

"Je refuse d'un coeur la vaste complaisance qui ne fait de mérite aucune différence;"

"Il est bon d'avoir votre suffrage, mais je veux l'avoir par la force de la vérité, et je ne vous prierai pas meme d'avoir la plus légère complaisance." VOLTAIRE

"sourire, rire de complaisance, en vue de plaire ou, simplement, de se montrer poli.

"Beaucoup de simagrées dans tout cela. Mon contentement de les revoir est vif; mais je le joue, et mon rire est de complaisance." GIDE

Se préter à un arrangement.

Certificat de complaisance délivré dans des conditions illégales, à une personne qui n'y a pas droit.

Sentiment dans lequel on se complait par faiblesse, indulgence, vanité...

Contentement, délectation, plaisir, satisfaction.

Complaisance envers soi-meme.

Beau, faire le beau, orgueil, vanité.

"Sans complaisance aucune envers soi-meme, insatisfait sans cesse, exigeant jusqu'à l'impossible..." GIDE, Dostoiewsky

"Vous etes plein de complaisance pour vous-meme, vous jugez toutes vos abominations avec mansuétude et ravissement."

ANTERIEUR

Brutalité, dureté, grossièreté, malveillance, rudesse, sévérité.

COMPLAISANT : adj. 1556 COMPLAISAMMENT

Aimable, bienveillant, bon, charitable, civil, condescendant, déférent, empressé, obligeant, poli, prévenant, serviable...

Une personne complaisante pour tout le monde.

Les amis complaisants ne sont pas les plus surs.

Caractère complaisant, arrangeant, commode, coulant, facile, indulgent.

Servile.

"Je hais tous les hommes : les uns, parce qu'ils sont méchants et malfaisants, et les autres, pour etre aux méchants complaisants, et n'avoir pas pour eux ces haines vigoureuses que doit donner le vice aux ames vertueuses." MOLIERE

L'on désirait de ceux qui ont bon coeur qu'ils fussent toujours pliants, faciles,
complaisants..."

Flatteur, flagorneur.

"Les gens puissants ne recherchent les faibles que pour avoir des complaisants,... on ne peut etre complaisant qu'en flattant les passions d'autrui, bonnes et mauvaises."

"Tout ce qui s'appelle en France courtisans, serviteurs, flattteurs, adulateurs, complaisants, flagorneurs et autres gens vivant de bassesse et d'intrigues."

Etre complaisant à l'égard de soi-meme.

Content, orgueilleux, satisfait.

Avide.

mercredi 10 décembre 2008

CANTIQUE3

ERRANCE III

Mais, toi, tu te tairas. Tu ne leur diras pas
ce que tu as perçu, ici dans l'au-delà.
Laisse-les à la joie que leur coeur réclame
sans rien leur révéler du travail des ames.

Car ce n'est pas pour eux que ta mission s'impose,
Ce que tu as appris viendra servir la cause
de ceux qui en leur temps, par leur initiation,
auront le réconfort de tes révélations.

puis, la voix est partie, comme un son qui s'éteint,
comme un voile qu'on tire et qui ne laisse rien
que l'immense décor que le silence livre.
Lorsque que le pur amour cesse de faire vivre.

Alors je suis venu près de mon corps de chair,
j'ai éfleuré mes yeux marqués sous le suaire,
mon etre a redonné la vie à son empreinte,
mon coeur s'est resseré d'une nouvelle étreinte.

La pierre s'est déplacée. J'ai senti le soleil,
j'ai entendu me dire dans un demi-sommeil :
réveille-toi et marche, et j'ai vu l'homme en blanc
au milieu de la foule, sourire tendrement.

CANTIQUE2

ERRANCE II

Qu'ils sachent qu'ils auront la tenue de lumière,
qu'ils rendront à la terre leur habit de misère,
qu'ils prendront au mystère qu'ils ont tant exploré
la joie de demeurer par delà le passé.

Puis, la voix est venue, et elle m'a atteint,
douce comme une mère qui porte dans son sein,
chaude,comme le père qui prend sous sa tutelle
les fils héritiers de l'Ordre Universel.

Elle m'a apporté la paix et l'assurance
en pénétrant mon etre d'une infinie présence.
Mon ame, tout entière s'est mise à son écoute
comme si depuis toujours j'en attendais la route.

Ton heure n'est pas venue me dit-elle, profonde,
de prendre un autre corps pour entrer dans le monde.
La mission qu'on te donne et qui te glorifie
va rompre le dessein de ta ligne de vie.

Celui qui est venu et qui t'a initié
te rappelle à la forme que tu viens de quitter.
De l'Univers, en éclairant l'image,
tu vas faire passer ta part de message.

Oui, tu vas repartir et retrouver les tiens
sur ton sol où encore le sanglot les maintient.
Tu vas leur apparaitre, comme une ombre étonnante
sous le soleil aveuglé d'une clarté brillante.

A la vue du prodige ils vont baiser la terre
et couvrir de gloire l'auteur du mystère.
Les nations de tous temps y verront ta présence
de la force qui vient combler leur espérance.

CANTIQUE1

ERRANCE I

J'ai senti mon esprit se défaire de mon corps
et couler doucement dans la vallée des morts.
J'ai vu ma chair frémir de ses derniers malheurs,
j'ai perçu la douleur de mes amis en pleurs.

Ils sont autour de moi, ceux que j'aime et qui m'aiment,
caressant doucement mon froid visage bleme.
Ils vont, sur ma dépouille, pousser l'énorme pierre,
et confier au tombeau leur dernière prière.

J'aurais voulu d'un mot tarir leur tristesse,
réconforter leurs coeurs unis dans la détresse,
leur dire que j'étais là, assistant à leur peine,
dans l'éther de cristal et de couleurs sereines.

J'étais comme un parfum mobile et délicat,
ici ou là sur terre, en tous lieux à la fois,
irradiant d'une source de lumière légère
identique à l'image de mon corps de chair.

Et tout autour de moi, couverts de transparence,
des etres de tous ages vivaient leur temps d'errance.
Je les voyais briller d'une aura immortelle,
attendant qu'à nouveau la terre les rappelle.

J'allais dans les cités, j'allais dans les pays,
partout où le bonheur comme le feu jaillit,
partout où le malheur, comme un nuage noir,
de tant de pauvres gens vient assombrir l'espoir.

j'aurais aimé leur dire quel merveilleux dessein
pour eux et pour les autres comporte leur destin.
J'aurais aimé qu'ils sachent que leur triste passage
verra après son terme une nouvelle page.

lundi 1 décembre 2008

ETHNOGRAPHIE

ETHNOLOGIE : un mot employé pour la première fois par un savant français W. Edwards pour désigner l'objet et le but de la société d'éthnologie (créeé par lui en 1839).

L'ETHNOGRAPHIE du 19ème siècle (classement des peuples d'après leurs langues, terme linguistique introduit par Balbi 1826). L'éthnographie décrit les groupes éthniques, les faits essentiels de la géographie humaine. Elle part de la biologie qui a pour but l'étude descriptive des divers peuples sous le rapport de leur genre de vie et de leurs institutions. Elle considère l'homme au point de vue social.
C'est un complément de l'anthropologie qui s'occupe de l'homme au point de vue physique.
"La considération éthnographique n'a donc été pour rien dans la constitution des nations modernes" RENAN : qu'est-ce qu'une nation ?

L'ETHNOLOGIE compare et déduit des lois générales des divers phénomènes de la vie sociale.

Elle se préoccupe des caractères humains, analyse et établit les connexions qui existent entre ces faits et le cadre naturel.

Analyser est l'oeuvre propre des géographes.

L'ETHNOLOGIE : l'histoire et l'archéologie (historique et préhistorique) en ce qui concerne les données sur le passé des groupes éthniques sur leur composition et décomposition.

La vérité est qu'il n'y a pas de race pure.

Faire reposer la politique sur l'analyse éthnographique c'est la faire porter sur une chimère.

samedi 29 novembre 2008

ETHNOLOGIE

L'éthnologue vie 2 ou 3 mois avec un groupe déterminé, c'est une expérience humaine éprouvée.

"Ce que nous détruisons nous ne le retrouverons jamais alors que nous devons le transmettre tel que nous l'avons trouvé".

La philosophie humaniste est une erreur.

Chaque société donne une solution particulière à un problème, chaque solution exprime dans un langage particulier quelque chose qui est commun à tous. (L'universalité de la raison d'etre, recherche éthnologique).

La linguistique structurelle est la fécondité d'un modèle explicatif dans le tout.

Voir un principe d'explication est à l'origine de la notion de structure.

La loi d'organisation préside à un agencement complexe et subtil qui résulte d'une suite de hasards accumulés (le structuralisme).

Les conditions minimales de ces sociétés sont réduites à leur système le plus primaire, à partir duquel une société existe.

COMPRENDRE CE QU'EST UN MYTHE

Il ne suffit pas d'écouter une histoire, il faut traiter le mythe comme si l'observateur venait d'une autre planète et qu'il examinerait le mythe comme on lirait une partition de musique, qui ne se lit pas comme une écriture normale, toutes les portées se lisent simultanément à des moments éloignés des uns et des autres. Les différents mythes et les moyens différents doivent etre superposés les uns aux autres, il faut pour cela trouver les éléments qui coincident et qui ont le meme sens, glisser ces différentes séquences, ces données qui s'alignent sur la meme colonne (une comparaison faite avec la musique, une analogie profonde entre la pensée multiple et la composition musicale).

Ces sociétés différentes des notres sont étudiées avec des outils intellectuels raffinés d'où la difficulté de comprendre (Claude LEVI STRAUSS, éthnologue Anthropologue, débute sa carrière dans les années 30. ("romans" : tristes tropiques, un couché de soleil).

La démarche scientifique est insuffisante, la sensibilité a été réprimée et il faut la retrouver, réintégrer l'observateur dans l'objet de l'observation, le role de l'éthnologue.

Une expérience des villes est entreprise à travers l'expérience sauvage, la pensée sauvage et l'importance des etres dans le phénomène social.

l'éthnologue accepte l'univers comme une donnée immédiatement présente dans les éléments-memes fournis à la sensibilité construite.

Les interprétations des mythes sont faites avec des matériaux tout fait alors que le savant perce le monde apparent et pour cela, celui-ci doit trouver couche après couche ce qu'il y a derrière ce monde apparent, il doit pénétrer toujours plus avant avec des matériaux en nombre limité, le végétal, nombre fini, la couleur des fleurs, des feuilles, des pierres comme un bricoleur trouverait dans son atelier un certain nombre d'objets pour construire des choses différentes.

Pour comprendre intellectuellement les choses de l'univers ces sciences modernes ont des résultats tout à fait différents que ceux de l'éthnologue.

L'éthnologue donne la priorité aux données, il part d'un mythe et le met en parallèle, le compare et le rapprochement peut parfois etre arbitraire, il faut donner la priorité aux données et à partir de là, voir ce que l'on peut faire.

L'anthropologue est suspecté de projeter à partir de la matière, il doit laisser la matière se déployer, une mise à jour de l'intelligence se découvre par ce déploiement, il faut se laisser pénétrer par les mythes, travailler tous les jours pour ne pas perdre le fil avec cette matière mythique. Le contenu de cette matière, sa structure chaotique de coutumes, il faut trouver un principe simple à déduire les uns des autres, inventer repérer des histoires qui n'ont ni queue ni tete des principes régulateurs comme des mécanismes d'orlogerie, comment sont-il fait.

Pensée mythique et pensée scientifique explique coup par coup. Le mythe explique tout à la fois un schème d'articulation qui rend compte de la totalité, le monde au dessus , les plantes le climat puis l'ordre social. Les mythes sont de très beaux objets que l'on ne se lasse pas de comtempler, manipuler, d'essayer de comprendre, pourquoi les trouve t-on beaux, démonter ces objets pour s'apercevoir qu'ils sont beaux.

Toute société a besoin de rituel, pourquoi ne pas accepter ceux en usage ici. La pensée qui se déploie en des objets varie mais en restant très unitaire, intègrée sans la couper de l'art primitif.

L'anthropologue :
Le retour aux valeurs de la haute culture : nos pensées propres doivent etre confrontées aux plus primitives, c'est ce comparatisme qui fait l'identité de l'anthropologie, qui se perçoit comme le lieu ou certaines choses se passent, ce n'est plus le lieu qui échappe complètement à l'anthropologue, mais son passé, un manque total d'identité dont il souffre.

le travail de l'ethnologue est de pensées étrangères qui peuvent cohabiter, cette particularité est un prédilection qui est de faire de lui le lieu passif de phénomènes qui n'appartiennent pas à sa propre histoire, a sa propre société, c'est une science, la science de LEVI STRAUSS dont on ne peut pas faire l'économie.

dimanche 23 novembre 2008

COLONISATION

COLONIE (du 20ème siècle) peuplement, émigration, immigration, partir d'un pays pour aller en habiter,en exploiter un autre.

Effet ordinaire des colonies : affaiblir les pays d'où on les tire sans peupler ceux où on les envoie (lettres de MONTESQUIEU).

Plantation, agriculture, industrie, commerce, idée de profit ou encore idée de volonté de puissance ?

Groupement d'individus d'une meme espèce, nés les uns des autres et restant unis.

Antérieur : Métropole, individu.


COLONISER : du XVIIIème siècle d'après Bloch de Colon.

Mettre en valeur un pays, exploiter les richesses d'un pays.

Au XVIIIème siècle, colonisation du Canada, des Antilles, iles de la réunion et Maurice.

L'histoire coloniale de la France est la plus glorieuse du peuple européen (Rambaud).

Le conquérant, l'envahisseur,l'occupant.

Expension, impérialisme.

Une mise en valeur.

Colonisation de l'Amérique par l'Europe.

Colonisation agricole de l'Algérie (en 1847, 100 000 colons).

Une grande propriété est plus avantageuse pour la valorisation du sol.

Une petite propriété est plus avantageuse pour l'accroissement de la population française.

Une opposition est faite de la mise en valeur à celle du peuplement.

COLON, du XIVème siècle au sens premier :

Cultivateur d'une terre dont le loyer est payé en nature.

Un fermier, un métayer qui partage avec le propriétaire le produit de la récolte.

Le marayon qui exploite un marais salant est un colon partiaire.

Une personne non libre attachée au sol qu'elle exploitait (Empire romain au Moyen-age).

Un cultivateur.


COLON au sens secondaire :

Celui qui est allé peupler, exploiter une colonie.

Les premiers colons d'Amérique. Les pionniers.

Les colons grecs de Sicile.

Les colons anglais d'Australie.

Les colons français d'Algérie, d'Afrique noire.

Une concession accordée à un colon.

Exploitation du sol.

Bail à colonage partiaire ou à partage de fruits.

Métayage.

Loi sur le colonat partiaire du 18 juillet 1889, le mot colonat désigne en droit, une condition sociale intermédiaire entre l'esclavage et la liberté disparue depuis les premiers temps du moyen-age, il faut dire à présent colonage partiaire.

Colon : du populaire, fin du 19ème siècle, abréviation de Colonel, exclamation ironique "mon colon, mon cher, mon ami".

Antérieur : Autochtone, indigène.